Prendre position. Écologie, technologie et pratique artistique en arts médiatiques

Nous vous invitons à notre deuxième déjeuner-causerie! Café, brioches et idées au sujet de l'écologie, la technologie et la pratique artistique en arts médiatiques.

Avec ses oeuvres liées à la technologie et son déploiement toujours renouvelé, propulsées par une consommation souvent énergivore et aux composantes à la durée de vie limitée, il semble que les arts médiatiques ne puissent jamais être « écologiques ». L’avènement de l’intelligence artificielle au sein de ce champ artistique doublé des gestes posés pour intégrer l’artiste à l’économie des industries culturelles axée elle aussi sur la croissance ne font que renforcer ce doute. Au moment où nos sociétés frôlent le point de non-retour environnemental, un positionnement écologique s’impose également à tous les acteurs du milieu des arts médiatiques.

Si cette prise de position va de soi, sa traduction sur les plans théorique et pratique soulève évidemment plusieurs questions et de nombreux problèmes. Tout d’abord, que signifierait une pratique artistique « écologique » dans le champ des arts médiatiques? Quels seraient les conséquences sur son esthétique, l’imaginaire technologique de ses propositions et sur sa définition même? Existent-ils des mesures collectives que le milieu pourrait mettre en place? Doit-il se doter d’un Pacte de la transition? Si oui, cela signifierait-il dorénavant de limiter voire refuser des projets artistiques non écologiques? Serait-ce freiner la création de l’artiste ou seulement la responsabiliser?

Bref, et là réside tout le grand défi posé par l’urgence actuelle, comment concilier dès maintenant pratique artistique, technologie et écologie en arts médiatiques?

Invités :
_Julie Alary Lavallée, doctorante en histoire de l’art à l’Université de Montréal et coordonnatrice générale du centre d’artistes Studio XX dont la prochaine programmation intitulée Slow tech propose de prendre un «recul  technocritique» axé autour de l’environnement, les interactions et les temporalités;
_musicien, penseur et technicien en galerie, Stephen Beaupré fut le commissaire de Permaculture (titre refusé), une série d’événements présentés l’automne dernier chez Oboro pour penser l’anthropocène, le réchauffement climatique et les moyens par lesquels la communauté artistique peut aborder ces questions;
_artiste et professeure à l’Université Concordia, Alice Jarry est spécialisée dans la conception d’installations in situ, le design socio-environnemental, les arts numériques, les médias tangibles ainsi que les projets communautaires. Ses recherches actuelles portent sur les matières résiduelles et les procédés de recyclage du verre (Dust, 2018);
_historienne de l’art spécialisée dans l’art écologique et le déploiement des humanités environnementales dans le champ de l’histoire de l’art, Bénédicte Ramade est chargée de cours à l’Université de Montréal et à l’Université du Québec à Montréal, critique d’art et commissaire indépendante.

Date : le jeudi 2 mai 2019
Coût : 5$ pour les membres du CQAM et Studio XX, non-membres 10$
Heure : Portes à 9 h, 9 h 30 à 11 h 30
Lieu : Studio XX, 4001, rue Berri, 2e étage, Montréal
Période d’inscriptions : Jusqu’au 1er mai 2019

Information et inscription : info@cqam.org

Le CQAM remercie le Studio XX pour sa collaboration!


Billet