Sporobole – EIM

La triennale EIM (Espace [IM] Média) est un événement dédié aux pratiques artistiques sonores et visuelles qui questionnent, critiquent, reconstruisent ou revisitent le concept même du numérique et de ses outils.

Pour EIM 2019, nous avons réuni des œuvres qui entrent en résonance, de près ou de loin, avec les enjeux de connexion, de transmission, de surveillance, de captation, d’observation, d’infiltration et d’invasion. On y découvrira : un dispositif d’archivage et de monitoring de la mémoire (Sébastien Cliche); des parcours sonores où les déplacements du public sont les déclencheurs d’événements audio (Myriam Bleau, Steve Heimbecker); des compositions sonores qui infiltrent l’espace public et qui nous parlent de fake et de hack (Pierre-Luc Lecours, Phillip David Stearns).

Des œuvres présentées en partenariat avec le Musée des beaux-arts de Sherbrooke, la Galerie d’art du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke et la Galerie d’art Foreman de l’Université Bishop suivent également ce filon thématique. On pourra voir et entendre : la transmission de « messages » captés depuis le cosmos (Véronique Béland); un système permettant de visualiser le bombardement d’ions à 100 000 km/sec (Herman Kolgen); une investigation autour de la transmission d’une mémoire technologique (Philippe-Aubert Gauthier et Tanya St-Pierre).

Cette année également, EIM présente trois projets satellites de résidence-création qui se déploient dans les municipalités de Compton, de Valcourt et de Saint-Camille, ainsi qu’à l’ASTROlab du Mont-Mégantic : l’univers agro-alimentaire et ses technologies de précision y seront observés (Mériol Lehmann); on infiltrera les rues à vélo la nuit tombée en mode activisme tranquille (Alexandre Castonguay et Mariángela Aponte Núñez); le portrait numérique d’une communauté et d’un territoire sera généré à partir de caméras de surveillance (Isabelle Gagné); on suivra un parcours en trois temps où montagne, observatoire et ciel seront scrutés par l’objectif de la caméra (Jean-Pierre Aubé).

Du côté de la performance, un espace sera à la fois mis sur écoute et mis en abyme (Sébastien Cliche et Julie Faubert); l’utopie futuriste d’enregistrement haute-fidélité et de transmission audio-vidéo sera revisitée (Tasman Richardson); des glitches provenant d’un Atari 2600 seront remixés et retransmis (Tasman Richardson); de l’information codée se rendra graduellement audible (Pierre-Luc Lecours); une forêt et ses événements sonores feront l’objet d’observations et d’expérimentations (Émilie Payeur); les étoiles et leurs exoplanètes seront également examinées (Jean-Pierre Aubé); et un principe d’imprévisibilité et de mise en abyme sera à l’oeuvre au coeur d’une performance sonore (Jesse Osborne-Lanthier).

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